Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

19/11/2010

Szolem Mandelbrojt Collège de France

Professeurs disparus

Szolem Mandelbrojt

CHAIRE DE MÉCANIQUE ANALYTIQUE ET MÉCANIQUE CÉLESTE

(1938 - 1972)

Né le 20 janvier 1899 à Varsovie
Décédé le 23 septembre 1983

CARRIÈRE

1917 - 1919 : Ecole Polytechnique et Université de Varsovie

1919 - 1920 : Université de Kharkov

1923 : Equivalence de la licence de sciences mathématiques

1923 : Doctorat ès sciences mathématiques

1928 - 1929 : Chargé de cours à la faculté des sciences de Lille 

1929 - 1930 : Chargé de cours à la faculté des sciences de Clermont-ferrand 

1930 - 1938 : Professeur de calcul différentiel et intégral, à la faculté des sciences de Clermont-Ferrand

DISTINCTIONS HONORIFIQUES

1928 : Prix Francoeur 

1933 : Prix Bordin

1938 : Prix Poncelet (Académie des sciences)

1945 : Prix Petit d’Ormoy (Académie des sciences)

1948 : Chevalier de la légion d’honneur

1960 : Grand prix des sciences mathématiques et physiques

PRINCIPAUX OUVRAGES ET ARTICLES

-Sur les séries de Taylor qui présentent des lacunes, thèse de doctorat, 1923

-La série de Taylor et son prolongement analytique, avec Hadamard, 1926

-Modern researches on the singularities of functions defined by Taylor series, 1927

-Les singularités des fonctions analytiques représentées par une série de Taylor, 1932

-Séries de Fourier et classes quasi-analytiques de fonctions, 1936

-Séries lacunaires. Exposés sur la théorie des fonctions, 1936

-La régularisation des fonctions, 1938 

-Quasi-analyticity and classes of infinitely differentiable functions, 1942

-Dirichlet Series, 1944

-General theorems of closure, 1951

-Séries adhérentes. Régularisation des suites, 1952

-Composition Theorems, 1958

-Théorèmes de fermeture et théorèmes de composition (en russe), 1962

-Séries de Dirichlet, principes et méthodes, 1969 

Szolem Mandelbrojt

Szolem Mandelbrojt

Szolem Mandelbrojt, né à Varsovie le 20 janvier 1899 et mort à Paris le 23 septembre 1983 est un mathématicien français d'origine polonaise. Il est membre fondateur du groupeBourbaki.

Il est titulaire de la chaire de mathématique et mécanique au Collège de France de 1938 à 1972. Il est élu membre de l'Académie des sciences en 1972.

Szolem Mandelbrojt est l'oncle de Benoît Mandelbrot.

Biographie [modifier]

Dernier né d’une famille nombreuse, ses frères et sœurs, notamment Calel, de quinze ans son aîné, jouent un rôle important dans son éducation. Sa sœur Fanny ainsi que Calel accompagné de sa femme Bertha et de ses deux fils Benoît, futur inventeur des fractales, et Léon le rejoindront en France peu avant la guerre.

À Varsovie il s’initie aux mathématiques par la lecture de René BaireÉmile BorelGeorg Cantor et surtout Jacques Hadamard, puis il passe l’année scolaire 1919 à Kharkov où il est l’auditeur unique des cours de Serge Bernstein.

Arrivé en France en 1920, il partage un deux pièces avec Georges Politzer, fréquente les philosophes Jean WahlNorbert Guterman, les poètes Pierre MorhangeMax Jacob, mais avant tout il suit les cours de Picard, de Lebesgue, et surtout les séminaires et leçons au Collège de France de Jacques Hadamard. Il se lance alors seul dans la théorie du prolongement analytique des séries de Taylor et soutient, encouragé par Paul Montel, sa thèse en 1923.

Il est naturalisé Français en 1926.

Il succède au Collège de France à Jacques Hadamard en 1938, après avoir été chargé de cours à l’Université de Lille puis professeur à l’Université de Clermont-Ferrand.

Membre fondateur du groupe Bourbaki, il s’en écarte pendant la guerre pour continuer à se consacrer à l’analyse mathématique (voir « souvenirs à bâtons rompus… »).

Mobilisé en septembre 1939, il décline le classement en « affectation spéciale », qui lui est proposé en tant que professeur au Collège de France, et sert dans une unité combattante.

Immédiatement après l’armistice du 22 juin 1940, il est invité à enseigner au Rice Institute à Houston. Il obtient de Vichy un visa de sortie grâce à son service dans une unité combattante et il se rend à Houston avec sa femme Gladys et leur fils Jacques.

Après avoir offert ses services dès 1942 aux Forces françaises libres, il est révoqué du Collège de France en 1942. En 1944-45, il est membre de la mission scientifique française auprès des Forces Françaises Libres à Londres créée par Louis Rapkine.

Réintégré à la Libération, il reprend son enseignement au Collège de France en 1945.

Officier de la Légion d’Honneur, il a obtenu de nombreux prix et distinctions.

Il a formé de nombreux mathématiciens, notamment à Clermont-Ferrand le polonais Gorny, puis à Paris les Français Jean-Pierre KahanePaul Malliavin, les Israéliens Shmuel Agmon etYitzhak Katznelson, l’Indien U.N.Singh

Anecdote : en 1947 Szolem Mandelbrojt organise un congrès d'analyse harmonique à Nancy, et invite Norbert Wiener C'est à la suite de ce congrès qu'est apparu le néologismeCybernétique

On pourra avoir une introduction à son œuvre mathématique qui comprend environ 200 articles et plusieurs livres, dans Szolem Mandelbrojt, SELECTA, Gauthier-Villars, 1981.

Il a exposé ses idées générales et ses sentiments sur les mathématiques et la création mathématique dans une conférence au Collège Philosophique « Pourquoi je fais des mathématiques » Revue de métaphysique et de morale, 57, no 4, pages 422-429 (octobre-décembre 1952).

On pourra également consulter pour sa biographie, ses idées et une description, entre autres, de la vie mathématique d’avant guerre… « Souvenirs à bâtons rompus de Szolem Mandelbrojt recueillis en 1970 et préparés par Benoît Mandelbrot », Cahier du séminaire d’histoire des mathématiques, 6 (1985), pages 1-40.

Liens externes [modifier]

 

22:42 Publié dans Szolem Mandelbrojt | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook